« Charlie Hebdo » visé par une attaque terroriste, la rédaction décimée
La rédaction du journal satirique Charlie Hebdo, au 10, rue Nicolas-Appert, dans le 11e arrondissement de Paris, a été la cible d'un attentat, mercredi 7 janvier en fin de matinée.
Douze personnes ont été tuées dans l'attaque, dont huit membres de la rédaction, parmi lesquels les dessinateurs Charb, Cabu, Wolinski et Tignous, ainsi queBernard Maris, chroniqueur pour Charlie Hebdo et France Inter.
Deux policiers ont également étés tués dans l'attaque. L'un, le brigadier Franck Brinsolaro, du Service de la protection (SDLP, ex-SPHP) était chargé de la sécurité de Charb, selon des sources syndicales policières. Il a été tué dans la rédaction. L'autre, Ahmed Merabet, a été tué à l'extérieur. Un hommes d'entretien de l'immeuble et un invité de la rédaction, Michel Renaud, ont également été tués.Il s'agit de l'attentat le plus meurtrier en France depuis celui de 1961.
Le procureur de Paris, François Molins, a également annoncé que onze personnes avaient été blessées, dont quatre gravement, parmi lesquelles le journaliste Philippe Lançon et deux policiers. Selon les informations du Monde, Philippe Lançon, critique littéraire à Libération et chroniqueur régulier de Charlie, a été grièvement blessé au bas du visage par une balle. Il a été opéré à la Pitié Salpêtrière, et ses jours ne sont pas en danger.
Le procureur Molins a livré dans la soirée un premier récit des événements. Selon le procureur, au moins deux hommes cagoulés et vêtus de noir se sont introduits vers 11 h 30 dans les locaux de Charlie Hebdo après s'être d'abord trompés d'adresse, croyant trouver la rédaction au numéro 6 de la rue Nicolas-Appert.
Armés de kalachnikovs, ils ont tiré sur une personne qui se trouvait à l'accueil, avant de monter à l'étage pour atteindre la rédaction de Charlie Hebdo. Les journalistes étaient alors en pleine conférence de rédaction hebdomadaire. Les assaillants ont commencé à tirer sur les dessinateurs et journalistes, comme l'a relaté Coco, dessinatrice au journal, qui a précisé que les hommes « parlaient parfaitement le français » et « se revendiquaient d'Al-Qaida. »
« Les attaquants étaient renseignés et savaient qu'il y avait, le mercredi à 10 heures, la réunion de rédaction hebdomadaire. Sinon, le reste de la semaine, il n'y pas grand monde dans les locaux », explique une journaliste de Charlie Hebdojointe par Le Monde, qui n'était pas sur place pendant l'attaque.
Les assaillants sont ensuite sortis de l'immeuble. Une vidéo prise par un journaliste de l'agence Premières Lignes montre que les hommes ont crié « Allah Akbar » (« Dieu est grand »), en continuant à tirer. Selon des témoins cités par des policiers, les agresseurs ont également crié : « Nous avons vengé le Prophète. »
Les hommes sont montés à bord de leur véhicule, puis, dans leur fuite, ils ont visé une voiture de police. Sur cette photo que s'est procurée notre envoyée spéciale sur place, on peut voir les tireurs face à une voiture de police. Les hommes ont fait feu, les policiers ont répliqué puis reculé.
Deux autres policiers, qui étaient à vélo dans cette zone, ont tenté ensuite d'intervenir boulevard Richard-Lenoir. Ahmed Merabe, un policier du commissariat du 11e arrondissement, âgé de 42 ans, est touché par un tir. Les deux assaillants l'ont ensuite froidement abattu, selon le procureur de la République de Paris.
Des hommes visiblement entraînés
Des observateurs militaires interrogés par Le Monde remarquent que le comportement des tueurs est celui de soldats aguerris et témoigne d'un entraînement solide, ce qui conforterait, par exemple, l'hypothèse d'un profil d'hommes revenus de Syrie. Selon un policier, ancien membre d'un service de protection rapprochée, interrogé par l'Agence France-presse, « on le voit clairement à la façon dont ils tiennent leurs armes, dont ils progressent calmement, froidement : ils ont forcément reçu une formation de type militaire. Ce ne sont pas des illuminés qui ont agi sur un coup de tête ».
Dans une vidéo amateur montrant le meurtre du second policier, on les voit ainsidescendre de voiture et abattre le policier en tirant au coup par coup, et non en rafale, signe de leur capacité à utiliser leurs armes automatiques. L'un d'eux approche, achève le policier, vérifie qu'il n'y a pas d'autre membre des forces de l'ordre alentour, puis les deux tireurs remontent sans courir dans leur voiture.
Fuite vers le nord de Paris
Les deux assaillants reprennent alors leur fuite, passant place du Colonel-Fabien, en direction de la porte de Pantin. Ils percutent un véhicule Volkswagen, blessant sa conductrice. Ils abandonnent alors leur voiture rue de Meaux, près du parc des Buttes Chaumont, dans le 19e arrondissement.
Ils braquent alors le conducteur d'une Clio, s'emparent de la voiture et prennent la fuite à bord de la Clio. On perd leur trace porte de Pantin.
Une source policière a expliqué au Monde que « de très gros moyens sont mis en œuvre. On s'installe pour tenir dans la durée. Sont mobilisés les services de la DCPJ [direction centrale de la police judiciaire], de la PJPP [police judiciaire de la préfecture de police] et de la DGSI [direction générale de la sécurité intérieure]. Autotal, près de 3 000 policiers sont actuellement mobilisés ».
Une enquête a été ouverte pour assassinat, tentative d'assassinat, vol à mainarmée en bande organisée, et association de malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes, a annoncé le procureur Molins. Elle a été confiée à trois services de police : la DCPJ, la section antiterroriste de la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris (le 36 quai des Orfèvres) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
Plan Vigipirate et cellule de crise
En conséquence, le plan Vigipirate a été relevé en Ile-de-France à « alerte attentats », le niveau le plus élevé a annoncé Matignon. Les sorties scolaires à Paris ont été suspendues jusqu'à nouvel ordre et les effectifs de soldats en patrouille passent de 450 à 650 hommes.
Le premier ministre, Manuel Valls, a « activé la cellule interministérielle de crise et a confié la conduite opérationnelle au ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve ».Un dispositif policier a également été déployé à proximité des autres rédactions parisiennes.
François Hollande a décrété une« journée de deuil national »en France et renouvelé son appel au rassemblement du pays, après l'attentat.« Notre meilleure arme, c'est notre unité. Rien ne peut nous diviser, rien ne doit nous séparer », a déclaré le chef de l'Etat lors d'une adresse courte et solennelle à la Nation retransmise sur les chaînes de télévision. Les drapeaux seront aussi mis en berne pendant trois jours, a préciséFrançois Hollande.
Toute la journée, les réactions se sont multipliées pour dénoncer le drame. Particulièrement ému, l'ancien directeur de Charlie Hebdo, Philippe Val, a réagi sur l'antenne de France Inter, jugeant que « notre pays ne sera plus le même ».
Menaces courantes et protection policière
Selon le rédacteur en chef, Gérard Biard, actuellement à Londres et joint par Le Monde, « les menaces étaient ressenties de façon moins forte ces derniers temps à Charlie Hebdo. L'attaque est d'autant plus choquante. »
Une journaliste de Charlie Hebdo, qui n'était pas sur place mais en contact avec des collègues sur place, explique que « ces derniers mois, on ne sentait pas une inquiétude immense malgré les menaces ».
« Bien sûr, nos locaux étaient sous protection policière, Charb était sous protection policière, mais il se déplaçait parfois sans ses policiers, ce qui est un signe qu'il n'était pas inquiet à chaque instant. (...) Luz et Riss avaient eux aussi eu une protection policière, mais elle avait été levée il y a un an environ. »
Organisation de rassemblements de solidarité
Après l'attaque, des appels à des rassemblements de solidarité avec la rédaction de Charlie Hebdo se sont multipliés partout en France. La rédaction du Monde a compilé une carte listant ces manifestations .
Voilà une ligne qu’il ne pensait sans doute guère ajouter à son Pedigree (2005) –titre de l’un de ses plus beaux livres, dans lequel il revient sur les vingt premières années de sa vie. Patrick Modiano est le quinzième écrivain français distingué par le prix Nobel de littérature. « Pour l’art de la mémoire avec lequel il a évoqué les destinées humaines les plus insaisissables et dévoilé le monde de l’Occupation », a précisé l’Académie suédoise, dans un communiqué diffusé jeudi 9 octobre, à la mi-journée.
Quand l'éditeur Antoine Gallimard a appelé l’intéressé pour le féliciter, l'écrivain était « très heureux », mais il a répondu avec « sa modestie coutumière » qu’il trouvait cela « bizarre » a raconté la maison d’édition.
L’Occupation, c’est le contexte dans lequel se sont rencontrés ses parents. Une mère flamande, « jolie fille au cœur sec », écrira son fils ; un père juif, Albert Modiano (« J’écris “juif”, en ignorant ce que le mot signifiait vraiment pour mon père et parce qu’il était mentionné à l’époque sur les cartes d’identité »), aux fréquentations et activités louches, pratiquant, sous une fausse identité, le marché noir pendant la guerre.
Leur fils aîné, Patrick, naît en 1945 ; suivi en 1947 par Rudy, qui mourra dix ans plus tard. C’est à ce cadet que Patrick Modiano, au sortir d’une adolescence empreinte de solitude, entre fugues du pensionnat et errances dans les rues deParis, dédiera son premier livre, La Place de l’Etoile (Gallimard, 1968), dont il estime que la publication constitue son véritable acte de naissance. Le livre vaut au jeune homme, protégé de Raymond Queneau, d’être immédiatement remarqué et célébré pour son talent – plus rageur dans ce livre sur l’Occupation qu’il ne le sera par la suite. Les Boulevards de la ceinture (1972) lui vaut le grand prix de l’Académie française, Rue des boutiques obscures (1978), le prix Goncourt, et l’ensemble de son œuvre, le grand prix national des lettres, en 1996.
Quelques centaines de manifestants occupaient encore les rues de Hongkong mardi 7 octobre, après que les meneurs étudiants du mouvement, reçus par les autorités la veille, ont accepté le principe de l'ouverture d'un dialogue officiel.
« Nous aurons plusieurs séries de négociations », a expliqué Lester Shum, secrétaire général adjoint de la Fédération des étudiants de Hongkong, à la pointe de la mobilisation qui avait conduit des dizaines de milliers de personnes dans les rues à partir du 28 septembre.
Ray Lau, chargé au gouvernement local des affaires constitutionnelles et du continent, a exprimé « l'espoir » que puisse « s'exprimer un respect mutuel »lors de ces discussions, dont il a souhaité qu'elles puissent s'ouvrir dans le courant de la semaine.
lunes, 6 de octubre de 2014
Quel est le risque que la France soit touchée par le virus Ebola ?
Résultat : le risque que la France soit touchée d'ici au 24 octobre serait d'environ 20 %. Elle est le deuxième pays le plus menacé, derrière le Ghana (40 %). Elle est suivie de la Côte d'Ivoire (15 %), du Royaume-Uni (11 %) et de laBelgique (9 %). Ce scénario correspond à une réduction de 80 % du trafic aérien en provenance de et vers les pays d'Afrique de l'Ouest touchés par l'épidémie, soit le maintien de la situation actuelle où la plupart des vols ont été annulés et sont limités aux liaisons indispensables.
Montrer qu'ils sont toujours là. C'est l'objectif de La Manif pour tous (LMPT), qui appelle ses partisans à descendre dans la rue dimanche 5 octobre. Au vu des remontées de terrain, les organisateurs ont bon espoir de rassembler autant, voire plus de monde que le 2 février, soit 100 000 personnes selon la police. Le moment peut sembler paradoxal. Pourquoi continuer à défiler alors que la loi sur le mariage pour tous semble de plus en plus largement acceptée ? Selon un sondage Odoxa publié samedi 27 septembre, 73 % des Français et 57 % des sympathisants de droite ne souhaitent pas son abrogation en cas d'alternance.
Pas de menace du côté des projets de réforme sur la famille, au point mort. Mais les foules de 2013 ne doivent pas passer à autre chose, affirment les dirigeants de LMPT. Car, selon eux, le « basculement civilisationnel » redouté est là. L'actualité judiciaire a remis les sujets de la filiation et de l'homoparentalité sur le devant de la scène : en juin tombait l'arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme qui contraint la France à reconnaître les enfants nés par gestation pour autrui (GPA) à l'étranger, et en septembre l'avis de la Cour de cassation qui valide les adoptions d'enfants nés par procréation médicalement assistée (PMA) au sein de couples de femmes.
« Le gouvernement ne légalise pas la PMA et la GPA, mais tout est facilité, tous les moyens sont donnés pour le faire, affirme Ludovine de La Rochère, présidente de LMPT.
Mariage pour tous oui ou non.Qu´est-ce que vous pensez?
"> Le match sommet de cette deuxième journée entre le Paris Saint-Germain et Le FC Barcelone est terminé sur un score de 3-2 en faveur des parisiens. Le défenseur brésilien David Luiz a montré le chemin des filets catalans à la 10éme en ouvrant le score pour le PSG, il était imité par le milieu de terrain italien Marco Verratti, et Blaise Matuidi, leBarcelone est parvenu de répliqué et réduire la marque en deux reprises par Lionel Messi etNeymar mais sans pouvoir imposer son style de jeu. après cette victoire le Paris SG est leader de son groupe avec 4 points, Laurent blanc est sauvé pour l'instant.
Assassinat d'Hervé Gourdel: Les musulmans de France appelés à manifester contre «l'horreur barbare»
TERRORISME - Un rassemblement est prévu ce vendredi devant la Mosquée de Paris...
Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Dalil Boubakeur, a appelé jeudi « les musulmans et leurs amis » à se rassembler vendredi devant la Mosquée de Paris, en hommage à l'otage français décapité Hervé Gourdel, une initiative qui ne fait pas l'unanimité.
S'élever contre une «idéologie mortifère»
Ce « moment de recueillement et de solidarité » inédit, lors duquel sera dénoncée « l'horreur barbare et sanguinaire des terroristes » liés au groupe Etat islamique (EI), aura lieu à 14H45 sur la place du Puits de l'Ermite, a précisé dans un communiqué la Grande Mosquée de Paris, dont le recteur est Dalil Boubakeur.
Selon cet appel au rassemblement, auquel s'est ralliée la Coordination chrétiens d'Orient en danger (Chredo), « toute la communauté musulmane » s'élève « avec force » contre cette « idéologie mortifère » au nom de laquelle sont perpétrées des actions qui « pervertissent l'islam et ses valeurs ».
Mercredi, le CFCM, appelé à représenter la première communauté musulmane d'Europe (environ 5 millions de croyants en France) mais affaibli par des querelles internes et des oppositions externes, avait été l'un des premiers à réagir à l'annonce de la décapitation du guide de haute montagne enlevé en Kabylie. Par la voix de Dalil Boubakeur, lié à l'Algérie, l'instance s'est dite « horrifiée ».
L'EI aux «rangs des ennemis des musulmans de France»
L'Union des mosquées de France (UMF), de sensibilité marocaine, a elle mis les « terroristes » de l'EI aux « rangs des ennemis des musulmans de France et des valeurs qui les animent ». Quant à l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), proche des Frères musulmans, elle a rappelé que « les musulmans de France et du monde refusent d'être associés de près ou de loin à de tels crimes ».
Pressés de prendre publiquement position contre les exactions des jihadistes de l'EI, les responsables de l'islam de France ont pris deux initiatives médiatisées ces dernières semaines: un « appel de Paris » en solidarité avec les chrétiens d'Orient, puis un « appel des musulmans de France », plus unitaire, exigeant une enquête sur « les responsabilités des soutiens de cette organisation terroriste, ainsi que l'origine de ses moyens ».
Mais certaines personnalités musulmanes leur demandaient d'aller plus loin. Ainsi l'influent recteur de la Grande Mosquée de Lyon, Kamel Kabtane, avait appelé dès le mois d'août le CFCM et ses composantes « à assumer pleinement leurs responsabilités et à prendre l'initiative d'un rassemblement national des musulmans de France pour dénoncer, sans ambiguïté et avec force, les attaques barbares perpétrées en Irak ».
Hassen Chalghoumi, l'imam de Drancy (Seine-Saint-Denis) aussi médiatique que contesté dans les rangs musulmans, a pour sa part appelé sur i>Télé à « une grande marche, pas seulement des musulmans, mais de toute la nation, de tous les citoyens (...) qui veulent dénoncer cette barbarie ».
BON WEEK-END!!!
On revient lundi si l´information nous laisse tranquilles...
Nous, les élèves de 2éme année de Bac, nous sommes effondrés par l´assassinat du français en Algérie. Hervé Gourdel a été assassiné par ses ravisseurs algériens, une mort en guise de rituel de ralliement à la nouvelle internationale djihadiste. L’annonce en a été faite dans une vidéo mise en ligne et repérée par le site de surveillance des médias djihadistes, Site.
Les ravisseurs du randonneur niçois de 55 ans, membres du groupe Soldats du califat (Jund al-Khilafah), avaient donné 24 heures au gouvernement français pour annoncer qu’il cessait son intervention militaire en Irak.
le message des djihadistes (capture tirée de la vidéo)
Sur la vidéo de revendication (que Rue89 ne diffusera pas), intitulée « message de sang pour le gouvernement français », on peut voir Hervé Gourdel, à genou devant quatre hommes. Il commence par prendre la parole. « Hollande, tu as suivi Obama » Puis l’un des djihadistes prend la parole : la France « ne s’est pas contentée de violences au Mali et en Algérie, elle a combattu tous ceux qui ont embrassé l’islam ».
François Hollande a réagi peu après à New York où il participe à l’Assemblée générale des Nations Unies, déclarant que les frappes françaises en Irak contre l’EI se poursuivraient et a réaffirmé sa détermination. « La France ne cèdera jamais au terrorisme », a-t-il martelé, visiblement ému après avoir visionné la vidéo des djihadistes sur un téléphone portable.